Défibrillateur
Le défibrillateur
L’arrêt cardiaque
L'arrêt cardiaque peut avoir trois origines : une asystolie chez les patients qui souffrent d’une insuffisance cardiaque (le sang ne circule plus entraînant l’arrêt de la respiration), une dissociation électromécanique ou DEM (le cœur ne fonctionne plus, il est incapable d’assurer son rôle de pompe) et des troubles du rythme cardiaque caractérisés par une tachycardie ou inversement une fibrillation ventriculaire (battement extrêmement rapide et désordonné à 300 ou 400 pulsations par minute). C’est dans ce dernier cas que l’usage du défibrillateur est nécessaire.
Qu'est-ce qu’un défibrillateur ?
Comme précisé précédemment, il arrive que le rythme cardiaque devienne irrégulier. Ce trouble rythmique, appelé fibrillation, est à l’origine d’une perte de connaissance et peut parfois engendrer une mort subite. Il existe deux techniques pour corriger une fibrillation : soit le secouriste (ou le médecin) recourt à une défibrillation chimique en administrant des médicaments à la victime, soit il utilise un appareil appelé défibrillateur. Ce dernier envoie des décharges électriques dans le cœur de la victime afin de la réanimer. Il existe des défibrillateurs automatiques et semi-automatiques.
Origine du défibrillateur
Les prémices du principe de la défibrillation datent de 1788 : à l’époque, les savants découvrent qu’il est possible de réanimer une personne grâce à un choc électrique. Toutefois, ils étaient incapables d’expliquer le mécanisme. En 1849, Ludwig et Hoffa découvrent que des troubles du rythme cardiaque peuvent entraîner le décès du patient. Ce phénomène est baptisé fibrillation par Edmé Vulpian en 1874. Après les travaux de Ludwig et Hoffa, les scientifiques comprennent en 1899 que des décharges électriques peuvent non seulement provoquer une défibrillation, mais aussi entraîner une fibrillation ventriculaire. Les premières défibrillations sont réalisées sur des animaux en 1899 à l’initiative de Prevost et Batelli. En 1947, Claude Beck effectue une défibrillation par courant alternatif sur un cœur humain : l’intervention, une première dans l’histoire de la médecine, est un succès ! Mais la technique est jugée dangereuse et Naum Gurvich propose alors de remplacer le courant alternatif par un courant continu et d’utiliser le choc biphasique. En 1952, il met au point le premier défibrillateur externe. Il faudra cependant attendre 1959 pour que les propositions de Gurvich soient adoptées par le corps médical grâce aux travaux de Bernard Lown. Celui-ci réussit à réaliser une défibrillation auriculaire grâce au courant continu. Depuis, c’est ce principe qui est appliqué à tous les défibrillateurs automatiques et semi-automatiques.
Présentation du défibrillateur
Le défibrillateur fonctionne grâce à des batteries. Il est doté d’un bloc électrique relié à deux palettes conductrices ou deux électrodes, selon les modèles. Le défibrillateur peut être équipé d’un scope pour suivre le rythme cardiaque du patient ainsi que d’un stimulateur cardiaque externe à utiliser en cas de bradycardie.
La différence entre un défibrillateur semi-automatique et automatique se situe au niveau des chocs électriques : dans le premier, ils sont réalisés manuellement en fonction des données fournies par l’appareil. Dans le second, les chocs sont délivrés automatiquement.
Tous les défibrillateurs possèdent quatre boutons pour mettre en marche ou arrêter l’appareil, régler l’énergie du choc, charger les palettes et synchroniser l’application des chocs avec l’ECG de la victime.
Les équipements fournis avec un défibrillateur
Lors de l’achat d’un défibrillateur, il faut s’assurer qu’outre le boîtier de défibrillation, le kit contient une paire de ciseaux, une réserve de rasoirs et de serviettes jetables, des patchs adultes et pédiatriques et des batteries de recharges.
Page suivante : Matériel secourisme


